Les Andevo ou les esclaves à Madagascar

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Le mot « Andevo » est l’équivalent en malgache des esclaves. On disait également « mpanompo », un mot qui se rapproche un peu plus de serviteurs. Chez les Malgaches, on peut devenir esclave lorsqu’on a été capturé lors d’une guerre, lorsqu’on a commis des crimes et que la servitude a été la sanction prononcée, lorsqu’on n’a pas pu honorer une dette (on parle alors de servitude temporaire jusqu’à ce que la dette soit considérée comme payée) ou lorsqu’on est un enfant une femme esclave.

Notez cependant que chez les Malgaches, les andevo n’étaient pas considérées comme des biens matériels, comme on peut le constater dans d’autres civilisations. Les Andevo sont plus des « exclus » de leurs rangs sociaux. Ce qui doit être différencié des vrais esclaves qui sont capturés afin de les vendre aux bateaux qui faisaient ce type de commerce (surtout sur les côtes).

Andevo milanja

Des Andevo qui servent leur maître en les portants sur un Filanjana

D’ailleurs, ces derniers avaient la possibilité de détenir une part de terrain (qui appartiendra au final à son maître, quel que soit le cas de figure) et de le travailler afin de nourrir leurs familles. Mais en parallèle, ils devaient s’occuper de la récolte de leurs maîtres et de toutes les corvées de la maison. Il arrivait souvent que les Andevo s’enrichissent, surtout qu’ils ne sont pas tenus de payer des impôts, privilèges des seuls sujets libres. D’un certain point de vue, il est arrivé que les Andevo soient devenus plus riches que des Hova qui ne possèdent aucun lopin de terre.

L'abolition de l'esclavage à Madagascar

Pour l’histoire, c'est le Roi Radama I, en 1917 qui a décrété l'abolition de la Traite d'esclaves à Madagascar. Et c'est la Reine Ranavalona II, en 1977, qui a aboli l'esclavage.

Revue de Presse