Les sites classés Patrimoine Mondial de l'UNESCO

L'UNESCO, ou l'organisation des Nations Unies pour l'Education, la Sciences et la Culture a mis en place un programme nommé "Patrimoine mondial". Le but de ce programme est de "cataloguer et de préserver certains biens culturels ou naturels d'importance pour l'héritage commun de l'humanité" - selon les propres termes de l'organisation. Cependant, seuls les pays qui signent la "Convention pour la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel" sont pris en considération. 

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Madagascar compte actuellement trois sites qui font partie de ce programme, et sept autres sur la liste indicative, l'étape au préalable qui mène vers l'inscription au patrimoine mondiale. Sont classées patrimoine mondial, la Colline royale d'Ambohimanga, les forêts humides de l'Atsinanana, et la Réserve naturelle Tsingy de Bemaraha. Sont classés sur la liste indicative les sites archéologiques d'Antongona, le site et le palais de Tsinjoarivo, les forêts sèches de l'Andrefana, l'extension des forêts humides de l'Atsinanana par l'ajout de la Réserve Spéciale d'Anjanaharibe-Sud, le site de l'Isandra, et le paysage de Betafo

1. La colline royale d'Ambohimanga

Ambohimanga est le berceau du royaume de Madagascar durant le XVIIIe et XIX siècle. Bien avant la construction du palais royal Anatirova,  dans la capitale à Antananarivo, le souverain et sa famille habitaient Ambohimanga. Aujourd’hui encore, Ambohimanga, ouvert au public, témoigne encore de l’histoire de la civilisation Merina, devenue mélange de culture traditionnelle et  de l’influence des progrès apportés par les européens.

La colline royale d’Ambohimanga a été classé patrimoine mondial culturel depuis 2001, sous la référence 950. Le site comprend la cité royale, les tombeaux sacrés, et plusieurs lieux sacrés, qui symbolisent les rites et les croyances du peuple malgache du temps de la royauté, comme la fontaine, les bassins, les pierres de sacrifice… le tout érigé dans un lieu fortifié entouré de fossés, de portails en pierre, et un grand enclos encore intact. 

Tsingy de Bemaraha

Les Tsingy de Bemaraha

2. Les tsingy de Bemaraha

Les Tsingy de Bemaraha sont connus dans le monde entier. Les Tsingy sont des formations karstiques, de lapiaz, résultants de l'érosion, et du ruissellement des eaux de pluie qui ont dissout la roche durant des millions d'années. On les rencontre dans plusieurs localités de Madagascar, mais c'est surtout au sein de la Réserve Naturelle Intégrale et du Parc National de Bemaraha, dans le Melaky, qu'elles sont les plus célèbres.

La réserve naturelle de Bemaraha a classée patrimoine mondial, site naturel, sous la référence 494rev, depuis 1990, pour une superficie de 152 000 ha. Le site comprend le paysage formé par les tsingy, la gorge de la rivière Manambolo, les collines et les forêts intacts, ainsi que la biodiversité qu'elles renferment. 

3. Les forêts humides de l'Atsinanana

Les forêts humides de l’Atsinanana regroupent pas moins de 6 parcs nationaux et autres sites naturels, sur 479 000 ha de terres renfermant une biodiversité exceptionnelle, et des espèces endémiques à plus de 80%. Les parcs nationaux concernés sont:  AndohahelaAndringitraMarojejyMasoalaRanomafana et Zahamena

Les forêts humides de l’Atsinanana ont été classées patrimoine mondial, site naturel depuis 2007, sous la référence 1257.

Antongona

Un des deux sites d'Antongona, perché à 1515m d'altitude

4. Les sites archéologiques d'Antongona

Le site d’Antongona est un site culturel qui comprend deux sites archéologiques qui témoignent d’une civilisation qui y vécurent du XVIe et du XVII siècles. Les deux sites sont perchés respectivement à 1406 et 1515 d’altitude sur des bastions naturels de rochers qui forment don entre autres, des défenses naturelles probablement imprenables. Dans les années 1980, trois maisons traditionnelles en bois ont été reconstruites sur les lieux, et transformés en musées.

Les sites archéologiques d’Antongona,sont placés sur la liste additive des patrimoines mondiaux de l’UNESCO, en tant que site culturel, depuis 1997, sous la référence 951. 

5. Tsinjoarivo

Le site de Tsinjoarivo est classé site culturel, qui comprend notamment le palais et le village qui porte le même nom situés dans le Vakinankaratra, mais il est important de souligner que le paysage alentours est aussi d'une grande beauté. L'histoire racontre que c'est justement pour cette raison que la reine Ranavalona 1ère décida à la fin du XIXe siècle d'y créer une résidence secondaire, mais aussi le village, faisant venir les futurs villageois de plusieurs localités du pays. Avant, seuls les lémuriens et autre animaux étaient les seuls occupants des lieux. 

Le site de Tsinjoarivo est placé sur la liste additive des patrimoines mondiaux de l’UNESCO, en tant que site culturel, depuis 1997, sous la référence 948. 

Betafo

Betafo, un paysage exceptionnel de rivière et de système d'irrigation

6. Le paysage culturel rizicole et hydraulique de Betafo

Betafo, un petit village dans la région du Vakinankaratra, et son paysage culturel rizicole qui comprend la vallée et les versants des collines alentours, ainsi que son réseau hydraulique complexe qui s'est formé au fil du temps, sont d'une grande beauté. Notez par exemple la présence de canalisation souterraine, qui passe sous les rivières, pour veiller à une bonne circulation de l'eau, pour garantir sa disponibilité au cœur des rivières. Le riz, un symbole culturel important pour les malgaches, y est à l'honneur. 

Le paysage rizicole et hydraulique de Betafo est placé sur la liste additive des patrimoines mondiaux de l’UNESCO, en tant que site culturel, depuis 1997, sous la référence 947. 

7. Le pays Mahafaly

L'ensemble du pays Mahafaly, renferme non seulement un paysage unique avec des plantes et des animaux endémiques dont un grand nombre en voie de disparition, mais aussi une culture en partie basée sur l'adaptation d'un peuple à travers les siècles, les Mahafaly, à ce paysage hostile. 

Le pays Mahafaly est classé à la fois site naturel et culturel, et est placé sur la liste additive des patrimoines mondiaux de l’UNESCO, en tant que site culturel, depuis 1997, sous la référence 949. 

Isandra

Isandra, un site archéologique fortifié

8. Les falaises et les grottes de l'Isandra

Les falaises et les grottes de l'Isandra sont à la fois un site naturel, et un site archéologique fortifié. Ce lieu présente un paysage exceptionnel façonné par le temps, et surtout par des éboulements consécutifs à proximité de l'énorme falaise remarquable de loin. Jadis, ce site servait d'abri à la population en temps de guerre. 

Les falaises et les grottes de l'Isandra sont placés sur la liste additive des patrimoines mondiaux de l’UNESCO, en tant que site mixte, à la fois naturel et culturel, depuis 1997, sous la référence 950. 

9. Les forêts sèches de l'Andrefana

Les forêts sèches de l'Andrefana - ou de l'Ouest - qui regroupe 7 aires protégées: Ankarafantsika, AndohahelaTsimanampetsotsaAnkaranaAnalameranaDarainaManambolomaty - Tsimembo renferment une valeure universelle exceptionnelle. 

Les forêts sèches de l'Andrefana sont placés sur la liste additive des patrimoines mondiaux de l’UNESCO, en tant que site mixte, à la fois naturel et culturel, depuis 2008, sous la référence 5314. 

Hapalemur griseus griseus

L'Hapalemur griseus griseus de la réserve d'Anjanaharibe Sud

10. La réserve naturelle d'Anjanaharibe-Sud

Il s'agit ici de l'extension du site déjà classé patrimoine mondial, les forêts humides de l'Atsinanana, en y incluant la réseve spéciale d'Anjanaharibe Sud, pour devenir la 7e aire protégée inclue dans le site. Cette réserve ressemble en plusieurs points au parc national de Marojejy, mais possède aussi plusieurs espèces endémiques et parfois en danger, surtout en biodiversité végétale. 

La réserve naturelle d'Anjanaharibe Sud est placée sur la liste additive des patrimoines mondiaux de l’UNESCO, en tant que site mixte, à la fois naturel et culturel, depuis 2008, sous la référence 5313. 

Revue de Presse